20 juillet 2026
Les agressions à l’origine de situations dramatiques sont aujourd’hui
largement médiatisées et le rôle des troubles psychiques est souvent évoqué.
Des questions lancinantes se posent :
Comment a-t-on pu en arriver là?
Quelle maladie psychiatrique pourrait expliquer de tels passages à l’acte?
Aurait-on pu prévenir le drame?
Comment éviter les récidives?
Comment rendre justice ?
Le docteur Victor Rousseau psychiatre au Centre Hospitalier de la
Chartreuse a bien voulu répondre à notre invitation pour nous faire mieux
comprendre les liens entre psychiatrie et justice, l’appréhension du grand
public oscillant entre le sentiment que le psychiatre incite à trouver des
excuses à l’agresseur, la justice étant alors trop laxiste.
Pour nous éclairer une discussion dense a permis d’une part de définir les
champs caractéristiques de chaque institutions, à la fois en termes d’objectifs
et de fonctionnement dans la temporalité.
D’autre part la recherche d’une
compréhension des trajectoires humaines a été explicitée dans le but de
percevoir comment traduire l’humain dans un cadre judiciaire avec le rôle
joué par des faits de rupture de trajectoire, par des facteurs favorisants
notamment l’alcool et la drogue, la présence d’une maladie psychiatrique
identifiable, le tout permettant de retenir ou de rejeter une abolition du
discernement au moment des faits. La question de l’agression sexuelle sur
des enfants du fait de pédophiles a été posée en envisageant les mesures de
prévention possibles.
L’émission d’une quarantaine de minutes a eu pour but de proposer des
informations permettant de mieux comprendre le travail du juge et du
psychiatre sur une ligne de crête entre compréhension clinique et exigence
de justice.